HUBBUB

 





Hubbub, la bonne surprise annoncée de la soirée, de la part de musiciens qui sont loin d’être des inconnus à Mulhouse puisqu’ils se sont déjà produits au festival, tout comme dans le cadre de résidences au conservatoire. Photos Darek Szuster


Nouvelle soirée très contrastée jeudi, entre les explorateurs insatiables de la matière sonore du groupe Hubbub et les Norvégiens de Huntsville, nettement moins inventifs…

Hubbub, « le groupe majeur de la scène improvisée actuelle » avait annoncé Adrien Chiquet, directeur du festival Jazz à Mulhouse. Voilà de jeunes musiciens précédés d’une réputation redoutable. Alors, disons-le tout net, il n’y a pas de tromperie sur la marchandise. Ils sont prodigieux. D’un prodige discret et modeste, peu tapageur. Petits frères d’un Butcher ou d’une Léandre, ils réinventent un langage qui puise sa matérialité dans l’outil instrument, en extirpent l’intrinsèque. Une sorte d’accouchement primaire de la musique, un grand laboratoire du bruit originel, avec une infinité d’expressions.

Création à l’état pur

Des toutes petites choses aux plus grandes, une multitude d’événements qui composent un tableau sonore impressionniste foisonnant. Chacun apporte toute la richesse de son univers intérieur. C’est l’étonnement permanent. De la création à l’état pur.
Après une telle prestation, difficile d’entrer dans la proposition laborieuse et systématique des Norvégiens de Huntsville qui fatalement, fait pâle figure.
On voit comment ça commence, on imagine aisément à quoi cela ressemblera au milieu et forcément, on connaît la fin du film.
Une grosse machine à planer (on peut leur accorder au moins ça, encore faut-il être bien disposé), service improvisé minimum.

Sans les chaises

Pour se remettre de cette petite déception, la soirée s’est achevée par un peu de fraîcheur tonitruante.
On enlève les chaises, place au rock brut de décoffrage du groupe strasbourgeois Electric Electric. On ne peut pas dire que le discours soit très élaboré mais au moins, ils mouillent leur chemise et ça, c’est une forme de vraie générosité musicale… De quoi se remettre après le débarquement viking !

BONUS WEB Vidéos, interviews, blogs et galeries photos consacrés au festival sont consultables en ligne, sur le site web sur journal (www.lalsace.fr/jazz_mulhouse).


Frédérique Meichler

 




H U B B U B



Frédéric Blondy - piano

Bertrand Denzler - saxophone ténor

Jean-Luc Guionnet - saxophone alto

Jean-Sébastien Mariage - guitare électrique

Edward Perraud - percussions











"Hubbub s'applique à se construire une identité propre où chacun doit, en privilégiant l'unité du groupe, trouver sa place dans un kaléidoscope bruissant et tendu de microsons et de micromouvements. Chacun de leurs concerts est un événement." - Gérard Rouy, Jazz Magazine


"Une des formations les plus excitantes de la scène française... Chacun oeuvre ici pour le collectif, sans souci d'ego. Un fourmillement sonore, où s'affirme à travers le bris des matières la quête de nouvelles résonances musicales... D'une spontanéité toute réfléchie, Hubbub réjouit." - Thierry Lepin, Jazzman


"Experimental: minimal improvised ambient, noise, pseudo-industrial. Tweaks, squeaks and drones (few beeps and clicks), in two long tracks. I don’t know what in it appeals to me, but it did! Check it out. Extra-cool stuff. Weird shit these guys can do with guitar, saxes, piano and percussion." - Mor, zk.stanford.edu



Créé en 1999, le groupe HUBBUB a joué en France, en Angleterre, en Belgique, en Suisse, au Canada, aux USA et au Portugal et participé à de nombreux festivals comme Densités (Fresnes-en-Woëvre), Chants Mécaniques (Tourcoing), Fruits de Mhère (Brassy), Freedom of the City (Londres), NPAI (Parthenay), FIMAV (Victoriaville QC), Jazz em Agosto (Lisbonne), Jazz à Mulhouse (Mulhouse)...


HUBBUB a enregistré trois CD : "UB/ABU" sur For 4 Ears, le label de Günter Müller, "HOOP WHOOP" et "HOIB" sur Matchless, le label d'Eddie Prévost. Fin 2007, le groupe a également publié un DVD : "DENSITES - PHALENES" sur Œ dans l'O avec deux films nés de la collaboration entre Hubbub et la réalisatrice Clotilde Aksin.



Plus d'infos :

http://ubbu.free.fr

http://www.for4ears.com

http://www.matchlessrecordings.com



Contact :

Bertrand Denzler

01 42 22 30 58 - 06 84 22 66 49

denzler@club-internet.fr

CONCERTS & PROJETS


2008

A l'Improviste, Radio-France (Paris)

Festival Jazz à Mulhouse (Mulhouse)


2007

Festival Rue du Nord, Théâtre du 2.21 (Lausanne)

Musée d'Art Moderne et Contemporain (Strasbourg)

La Fabrica'Son (Malakoff)

Festival Jazz em Agosto, Fondation Gulbenkian (Lisbonne)

Festival 10 ans Carré Bleu, CNR (Poitiers)


2006

Théâtre du Saulcy (Metz)

Goldsmiths College (Londres) x 2 + rencontres avec Jamie Coleman, Ross Lambert, John Lely, Sebastian Lexer, Seymour Wright

Petit Théâtre Mercelis (Bruxelles)

Festival Automne Improvisé, La Spirale (Fribourg)

Festival Total Meeting, Le Petit Faucheux (Tours)

Résidence au Carré Bleu (Poitiers)


2005

Atelier Tampon (Paris) + rencontre avec Ross Lambert, John Lely, Sebastian Lexer, Dan Warburton, Seymour Wright

Tournée en Amérique du Nord organisée par l’association Quasart soutenue par la Spedidam, l’Adami et le FCM

. Festival des Musiques de Création (Jonquière QC)

. Festival International de Musique Actuelle FIMAV (Victoriaville QC)

. Festival VTO (Toronto ON)

. Artists-at-Large-Gallery (Hyde Park MA)

. Flywheel (Easthampton MA)

. Deep Listening Space (Kingston NY)

Festival All’Improvista, Pannonica (Nantes)

ENM (Mulhouse)

Instants Chavirés (Montreuil)

Carré Bleu (Poitiers) x2


2004

Festival Luisances (Brest)

Festival Jazz à Luz (Luz-Saint-Sauveur)

Festival NPAI (Parthenay)

2003

Festival Musique et Quotidien Sonore (Albi)

Festival Freedom of the City (Londres)

Atelier Tampon (Paris)

Instants Chavirés (Montreuil)

Festival Fruits de Mhère (Brassy)


2002

Résidence de 2 semaines au Grand Mix (Tourcoing)

Le Grand Mix (Tourcoing)

Festival Chants Mécaniques (Tourcoing) en collaboration avec Adrian Riffo (multidiffusion)

Festival Densités (Fresnes-en-Woëvre)


2001

Tournée en France organisée par les Instants Chavirés

. Vauban (Brest)

. Pannonica (Nantes)

. CCAM (Vandoeuvre-lès-Nancy)

. Instants Chavirés (Montreuil)

. Cave Dîmière (Argenteuil)

. Malterie (Lille)



2000

Théâtre sur le Pavé (Paris)

Sept Lézards (Paris)

Théâtre sur le Pavé (Paris) : rencontre avec Pascal Battus, Yoshihide Otomo, Bob Ostertag, Agnès Palier, Stéphane Rives

Instants Chavirés (Montreuil)

Festival Archimède 00 (Bordeaux)


1999

Création du groupe



CD

HUBBUB “HOIB“ - Matchless Recordings - 2004HUBBUB “HOOP WHOOP“ - Matchless Recordings - 2003

HUBBUB “UB/ABU“ - For 4 Ears Records - 2001



DVD-R

CLOTILDE AKSIN + HUBBUB "DENSITES - PHALENES" - Πdans l'O - 2007

Considéré comme « l’une des formations les plus excitantes de la scène française » (Thierry Lepin, Jazzman), HUBBUB est un projet collectif qui s’inscrit dans la durée. Fondé en 1999, le groupe a donné une cinquantaine de concerts et participé à de nombreux festivals en France, en Angleterre, en Belgique, en Suisse, aux USA, au Canada et au Portugal. Il a publié trois CD sur deux des labels les plus innovants de la musique expérimentale européenne : "UB/ABU" (For 4 Ears, 2001), "HOOP WHOOP" (Matchless, 2003) et "HOIB" (Matchless, 2004). For 4 Ears est le label du musicien suisse Günter Müller, pionnier de l'EAI, Matchless Recordings celui d’Eddie Prévost, percussionniste d’AMM. Fin 2007, le groupe a publié sur Œ dans l'O un DVD-R intitulé "DENSITES - PHALENES" avec deux films nés de la collaboration du groupe avec la réalisatrice Clotilde Aksin.


D’un point de vue musical, HUBBUB se situe au carrefour des musiques actuelles, mais s’inscrit résolument dans le champ de la musique improvisée européenne contemporaine. Les musiciens travaillent la matière pour créer un espace dilaté, peuplé de strates, d’enchevêtrements, de résonances, de zébrures, d’étirements, de points et de traits, à la frontière des mondes acoustiques et électriques. La longévité du groupe a permis à ces cinq improvisateurs de développer un langage commun qui confère à HUBBUB une identité immédiatement reconnaissable, l’individu se mettant entièrement au service du son du groupe. « Ils défendent une esthétique exigeante et revalorisent de manière exemplaire la nécessité collective de l'improvisation libre que d'aucuns veulent réduire à l'expression soliste d'individualités. Chez Hubbub, c'est le très haut degré d'imbrication collective qui fait toute la rareté et le prix de la musique. » (Jean-Michel Van Schouwburg, Jazz Around).


« Avec Hubbub, un monde naît de peu de chose. D’une rumeur sourde qui s’élève lentement du piano, striée de faibles crépitements d’anches. Cela enfle, grossit, se fragmente de l’intérieur. La matière change d’état. Un nuage de gaz se liquéfie, une croûte se forme, des surfaces se dessinent, des volumes s’engendrent. Les correspondances sonores sont absolument transversales : un son de gong s'échappe d’un ténor parcouru d’un souffle, le piano sonne comme un fût de batterie, les sons de cloches chinoises proviennent de la guitare frappée derrière le chevalet, et ce que nous identifions désormais comme une peau raclée par une cymbale surgit d’un saxophone alto contraint au suraigu. Le son naît de partout à la fois et se développe, définitivement libéré du contour des instruments. Délié. L’alignement frontal des musiciens définit une surface sensible. Sur ce plan, les sonorités creusent, comme la lumière sur une plaque photographique, une profondeur insondable. Des éraflures, des écorchures la troublent, en révèlent l’infinie, l’obscure rotondité. Il semble qu’à chaque concert d’Hubbub, la musique résonne avant même le premier son. Elle se place dans une continuité qui ne fait que se révéler là, maintenant, mais qui agit en silence entre deux apparitions. Un concert est une résurgence, le moment d’affleurement d’un cours souterrain. Souterrain dans le temps. Ce phénomène est aujourd’hui à peu près unique. » - Philippe Levreaud


« Experimental: minimal improvised ambient, noise, pseudo-industrial. Tweaks, squeaks and drones (few beeps and clicks), in two long tracks. I don’t know what in it appeals to me, but it did! Check it out. Extra-cool stuff. Weird shit these guys can do with guitar, saxes, piano and percussion. » - Mor, zk.stanford.edu




Plus d'infos :

http://ubbu.free.fr

http://www.for4ears.com

http://www.matchlessrecordings.com

http://www.fredericblondy.net

http://bdenzler.free.fr

http://obenoitmusic.free.fr/pguionnet.htm

http://jeansebastienmariage.free.fr

http://www.edwardperraud.com

PRESSE (extraits) etc.



DVD "Densités - Phalènes" - Œ dans l'O - France - 2007


Hubbub est un quintet d’improvisation libre en filiation spirituelle avec la formation anglaise AMM. On y retrouve cette même exigence de l’écoute globale et du son de groupe plutôt que la mise en avant de chaque musicien, et aussi ce rapport particulier au temps, au lointain parfum de la musique de cour japonaise Gagaku. - Patrick Bœuf


Festival 10 ans Carré Bleu - Poitiers - France - 2007


Hubbub s'applique à se construire (depuis huit ans) une identité propre où chacun doit, en privilégiant l'unité du groupe, trouver sa place dans un kaléidoscope bruissant et tendu de microsons et de micromouvements. Chacun de leurs concerts est un événement. - Gérard Rouy, Jazz Magazine


Festival Jazz em Agosto - Lisbonne - Portugal - 2007


A prestação seguinte encarregou-se de manter o nível elevado. Ao fim da tarde de sábado, 4, actuou o quinteto francês HUBBUB. Frédéric Blondy (piano), Bertrand Denzler (saxofone tenor), Jean-Luc Guionnet (saxofone alto), Jean-Sébastien Mariage (guitarra eléctrica), Edward Perraud (bateria). Deram um concerto dentro daquilo que os caracteriza enquanto grupo, ao nível do que se conhece a partir dos discos da Matchless Recordings e da For4Ears. Sem escapar ao figurino da improvisação ‘reducionista’, o HUBBUB trabalhou de forma superior a arte de saber gerir as oportunidades. Souberam destrinçar em directo quando era tempo de ouvir e de reagir, pressentir a iminência do acontecimento. Através do uso de técnicas extensivas aplicadas aos instrumentos acústicos (com sugestões de electrónica), excepção feita à guitarra eléctrica, o que o HUBBUB fez foi gerir com eficiência as mutações do drone constante, com entradas e saídas da corrente, súbitas erupções de percussão e uma eficiente gestão das dinâmicas. Deste modo assistiu-se ao progressivo crescimento da intensidade dramática, com sustentação, sem nunca perder o interesse nem a diversidade de sugestões de timbre e textura. E em baixo volume, de maneira a favorecer a lenta e gradual aglomeração das partículas sonoras, sentir a densidade a avolumar-se, em crescendo até ao breve explodir da tensão emocional. Como é característica deste tipo de improvisação, o primado foi do colectivo, com total controlo sobre o ego individual. Excelente concerto. - Jazz e Arredores


Segundo Rui Neves, o quintento francês Hubbub foi o que reuniu até agora o maior consenso quanto à qualidade dos concertos. - sic.sapo.pt


Na tarde de sábado os franceses Hubbub deram um excelente exemplo de improvisação reducionista, demonstrando muita prática de tocar em conjunto e uma grande exploração dos instrumentos. -  Nuno Catarino, bodyspace.net


La Fabrica'Son - Malakoff - France - 2007


Je ne connaissais absolument pas cette musique et je ne savais pas que j'aimais ça comme ça !" - Catherine


Festival Rue du Nord - Lausanne - Suisse - 2007


Dans ce quintette, chaque musicien œuvre pour le son du groupe : des textures ou des processus minimalistes, une dynamique maîtrisée où les sonorités étranges produites par des instruments traditionnels forment des matières denses en constante évolution... Il semblerait que l'énergie de chacun se joigne à celle des autres dans une même direction, dans une même machine musicale.

L'influence majeure de ce groupe est à chercher dans la musique électroacoustique au sens large : les sons concrets ou méconnaissables et les grandes formes témoignent d'une réflexion sur le son comme matériau à transformer, sculpter, et dont la contenance musicale est extraite. - Texte de présentation, Festival Rue du Nord, Lausanne



Jazz à Mulhouse - Mulhouse - France - 2006


Bien nommé, ce groupe est probablement ce qui est arrivé de mieux à la musique improvisée française depuis longtemps. De l'avis de beaucoup de monde, un des plus beaux groupes d'improvisation qu'il soit donné d'entendre aujourdhui - Texte de présentation, Jazz à Mulhouse


Instants Chavirés - Montreuil - France - 2005


Hubbub s'est imposé comme l'un des quintettes phares des musiques improvisées françaises. - Etienne Manchette, Zurban


Carré Bleu - Poitiers - France - 2005


Ensemble, avec "Hubbub", ils expérimentent une pratique de l'improvisation collective qui donne naissance à une musique nouvelle, inouïe. Une approche esthétique (chaque son, acoustique, doit trouver sa place dans un kaléidoscope multicolore, changeant, bruissant, évoluant incessamment dans une tension presque palpable), inséparable d'une approche "politique" (pas de leader, écoute attentive et respectueuse des autres, liberté d'intervention totale pour chacun…) engendrent des paysages sonores fascinants dans lesquels il suffit de s'abandonner avec délectation. - Texte de présentation, Carré Bleu, Poitiers


Festival FIMAV - Victoriaville - Canada - 2005


Hubbub were simply AWESOME. They played without amplification, in a tightly designed set-up (Mariage holding his guitar 50's dance band style, Guionnet and Denzler flanking him). It was magical micromusic and Edward Perraud's playing was just fascinating to watch. - François Couture, Zorn-List


Si la journée nous réservait de nombreuses explosions dévastatrices, il faut parler ici davantage d'implosion... l'ensemble capte l'attention comme un trou noir attire la lumière, atténuant les silences par des concentrés d'intention sonore. La preuve par cinq que le bruitisme n'est pas une question de volume. - Réjean Beaucage, Improjazz


The fourth day at FIMAV began with Hubbub at the Cinema, a marvelous French quintet with three fine discs on Matchless and For 4 Ears. Their instrumentation consists of piano, alto & tenor saxes, electric guitar and percussion. This set was the only one that featured what is currently referred to as "lower case improv", something that has been more in evidence at the last few Victo Fests. Hubbub took their time to create ultra subtle textures, often just a few notes at a time. Frederic Blondy worked both inside the piano as well as on the keyboard, letting the ghosts slowly escape into the air. Both saxists, Bertrand Denzler and Jean-Luc Guinnet, would select one note or a fragment of a phrase, carefully weaving their crafty reeds into a delicate tapestry. Guitarist Jean-Sebastien Mariage never used his guitar in any usual jazz-like way, utilizing sticks and pieces of metal to alter the strings, selecting just a few sounds at a time, some angular, some sharp, but always fitting perfectly within the group sound. Although their drummer Edward Perraud had a drum set at his disposal, he also worked with a minimum gestures, tapping, bowing, rubbing and quietly scurrying around his set. What made this set special was that there was some intense listing going on, the group breathed and worked together as one force. It was very dream-like and we could float away while listening to it. A perfect set to begin this wonderful day. - Bruce Lee Gallanter, Downtown Music Gallery


Le jour quatre débute par une révélation : le groupe français Hubbub qui présenta une prestation acoustique à couper le souffle... Sans prétention, le groupe aura peut-être été le plus étonnant de tous. Une musique fragile et intense à la fois. - Eric Normand, JazzoSphère


Another of the festivalís finest moments came in the set by the French quintet Hubbub, whose concentrated ensemble improvisation has some stylistic links with the work of AMM (there are, appropriately, two Hubbub CDs available on Matchless). On this occasion saxophonists Bertrand Denzler and Jean-Luc Guionnet and guitarist Jean-Sébastien Mariage did precisely what you donít expect from these instruments, often creating a complex yet understated drone involving circular breathing from the saxophonists along with Mariage’s use of bow and volume knobs to eliminate attacks and extend notes to extraordinary lengths. Much of the musicís transient detail came from pianist Frédéric Blondy, working largely in his instrumentís interior, and drummer Edward Perraud, but the Hubbub performance was a wholly collective creation, a richly varied texture suspended between dream and ceremony.  - Stuart Broomer, Signal to Noise


Os restantes "highpoints" do FIMAV 2005 circunscreveram-se ao quinteto francès de improvisaçao Hubbub, à cantora japonesa Tenko e ao regresso dos Boredoms." - Rui Neves, Expresso


Hubbub, who displayed some of the most controlled moments of the festival, letting movements splinter and emerge into new clusters, and never releasing their hold on the building pressure. - Steve Bates, MusicWorks


It was a satisfying day overall although it offered few surprises to anyone familiar with the projects involved. The French quintet Hubbub, however, was an exception. Using essentially extended techniques to transcend the traditional identity of their instruments, the five musicians gave greater place to low dynamics and an overall high level of activity. The resulting 50-minute improvisation proved to be dense yet restrained while incorporating space as a component as essential as the sounds produced by alto and tenor saxophones, electric guitar, piano and drums. - Mathieu Bélanger, All About Jazz


Beaucoup d'habileté technique non-orthodoxe chez Hubbub (signifiant brouhaha), formé de Frédéric Blondy au piano (uniquement l'intérieur), Bertrand Denzler au saxophone ténor (effleuré de toute part), Jean-Luc Guionnet au saxophone alto (même approche), Jean-Sébastien Mariage (guitare électrique frottée au bas du manche surtout) et Edward Perraud (le plus spectaculaire, d'une nervosité maîtrisée, incapable de point mort à la batterie et surtout aux accessoires assortis). Toutes les techniques de jeu acceptées prenaient le bord durant ce qui ressemblait à une impro-composition de haut calibre, basée sur une structure intérieure bien dissimulée, peu apparente dans les coins.

C'est dans la globalité que s'illustre Hubbub, mais chacune de ses composantes s'exprime aussi bien individuellement. Le grand calme de cette musique rend chacun de ses exceptionnels chocs violents très éprouvants (lorsque Perraud se permet enfin de frapper sur sa batterie, à deux reprises isolées). Confrontés à une sorte de mécanisme de clones humains hyper-intelligents, on ne peut que constater le fruit d'un labeur beaucoup plus énorme que celui de pratiquement tous les autres artistes à l'horaire du FIMAV cette année! Néanmoins, il faut voir Hubbub sur scène pour pleinement apprécier leur chimie de timides névroses humaines. - Vincent Bergeron, Webfrancophonie


Ce quintette à la fine pointe de l'art improvisé est capable de beaucoup de décibels, mais préfère les silences anxieux, les gestes déconstruits, les son d'une délicatesse brutale. Une musique proposant un équilibre entre son et silence, entre fougue et retenue. - Texte de présentation, FIMAV


Festival des Musiques de Création - Jonquière - Canada - 2005


Avec ces musiciens, tout est espace, respiration, poussées et ressacs... Il suffit de respirer dans cette texture sonore, de suivre la dérive des continents, de retrouver la pulsation qui fait que l'univers est un espace qui prend de l'expansion à une vitesse foudroyante. La musique est cet espace avant tout, une prise de possession. - Yvon Paré, Le Quotidien


Festival VTO - Toronto - Canada - 2005


Playing second, after a break, the Hubbub set was enthralling, as the five consolidated different tones and textures in such a way that the quintet became a 10-handed organism that breathed as one. Dense, quivering vibrations characterized much of the work. Furthermore, except for a brief section at the end when the saxes combined for a stentorian, dissonant expiration, Guionnet and Denzler restricted themselves to cross blowing and flutter tonguing, with the former often pulsating a single tone and the latter whistling across his reed as if he were playing a flute.

That left the focus on the guitarist and more spectacularly on the pianist and drummer. Another minimalist proponent, Mariage works the peripheral real estate on his axe, only coming into contact with the centre strings for zither-like plucks, finger taps, e-bow rubs or resonating and quivering pulses produced with other objects besides his guitar pick.

Blondy accumulated a jumble of foreign objects as well — empty soft drink cans, drum sticks, felt tip mallets, toothpick-thin sticks and rubber balls — and spent the bulk of his time laying siege to the piano’s innards. At times it seemed as if he was engrossed in a game of table hockey or bocce ball, so concentrated was his attention on the divisions between the key frame and speaking length. Often he swabbed and scraped the strings, other times he ricocheted sounds from them.

Not to be outdone, Perraud spread his collection of percussive adds-ons across the tops and sides of his standard kit. He struck small bowls and miniature unattached cymbals on his drum heads and rasped on his ride and cup cymbals with what seemed to be a mini band saw. Sometimes he would smack then quiver a large cymbal in the air for added resonance; often he would drag a drum stick across his snare; and once he let loose with a colossal bass drum whap as wake-up punctuation.

Working up to a climax of undifferentiated, near electronic textures, the bubbling reed tones, piano chording, sawing guitar strings and percussion punctuation harmonized into an all-encompassing buzz that then dissipated to silence. - Ken Waxman, The Live Music Report


Festival NPAI - Parthenay - France - 2004


Les discussions, négociations, tractations quant au placement de chacun qui préludèrent au concert de Hubbub pouvaient donner a ceux qui y assistèrent I'idée de la minutie qui préside a I'élaboration d'une musique toujours fascinante. On deplaça le piano, la batterie de cinquante, puis vingt, puis cinq centimètres, les marques se rapprochèrent jusqu'à pousser I'altiste dans I'aisselle du piano, prenant les autres dans une tenaille presque refermée. Pourtant, alors que Bertrand Denzler (ts), Jean-Luc Guionnet (as), Jean-Sébastien Mariage (elg), Fred Blondy (p) et Edward Perraud (dm) s'ingénient à élaborer d'effarantes fusions, ils en sont arrivés au point où, fort de cette expérience, ils peuvent redonner cours à des gestes différenciés sans que ceux-ci surgissent comme des prises de parole individuelle. Des saxophones, de la guitare poussèrent ainsi des saillies sur un climat d'attente, et la musique ne se lissa qu'au bout d'une bonne vingtaine de minutes, alors qu'elle montait en volume. Suraigus d'alto, chocs venus du piano, renvois d'écho de la batterie agirent davantage comme signaux, surgissement de kerns dans la brume, comme autant d'appels isolés vers un chemin demeuré invisible. Mais ce qui semblait tant uni s’effrita. Couche après couche, ce palimpseste laissa percevoir des textures granitées qui s’érodèrent lentement, des plateaux gréseux sculptés par les souffles, des cendres sédimentées aux surfaces craquelées. Une intense activité éolienne dégageait des filons, mais l’essentiel du mouvement demeura souterrain, et des roulements secrets peu a peu lézardèrent une masse dont la porosité semblait promettre une simple dispersion en menues particules. La tectonique découpa des profils qui, pour accusés qu'ils parurent, ne revendiquaient pas d’autonomie dans le paysage qui s’offrait a l’oreille. Un silence se fit, au risque de figer en tableau ce mouvement profond. La relance vint du piano, fort bien assumée. Cette pause apparut alors comme une faille intelligible, et, comme si nous prenions du recul dans cette temporalité géologique pour retrouver notre niche en son giron, la musique s'éloigna. Nous resterions désormais, le temps conclu des festivités, seul a seul avec le silence, « seul luxe après les rimes ». . .  - Philippe Alen, Improjazz


Enfin vint Hubbub, une formation qui entretenait une relation privilégiée avec le festival et qui resta sur place toute la semaine. Solo de ténor de Denzler en ouverture, solo d'orgue de Jean-Luc Guionnet dans une chapelIe habillée de lumières noires, duo de Frédéric Blondy avec Le Quan Ninh, etc. Ces trois-là, avec Jean-Sébastien Mariage (g) et Edward Perraud (dr), malaxèrent à main nue un son d'ensemble dont la pâte leva si bien qu'on aurait cru la voir se modeler d'elle-même. C'est ça Hubbub : la notion de groupe basée sur l’oubli de l'ego, pas de l'individu.  - Noël Tachet et Joël Pagier, Improjazz


Ces cinq improvisateurs ont su créer avec Hubbub une formation où le maître mot est l'écoute. La rencontre de leur musique (acoustique, excepté la guitare) avec le public est d'une intimité bouleversante. La texture sonore, sa densité, à la fois complexe et évidente, minimale et fourmillante, ondule doucement; le chaos sous-jacent, maintes fois suggéré nous tient dans une apnée de poésies vibratoires, fraîche et totalement régénératrice. - Texte de présentation, Festival NPAI


Festival Jazz à Luz - Luz-Saint-Sauveur - France - 2004


La journée du lundi commença dans une sorte de magie vibratoire. Hubbub (Frédéric Blondy, piano; Bertrand Denzler, saxophone tenor ; Jean-Luc Guionnet, saxophone alto; Jean-Sébastien Mariage, guitare électrique; Edward Perraud, batterie et percussions) nous livre l'intimité d'un imaginaire constamment en effervescence ; presque organique, la masse sonore se développe. L'énergie s'y concentre comme s'il s'agissait d'approfondir, une lumière, un rêve qui viendraient de très loin... - Géraldine Martin, Improjazz


CD “Hoib“ - Matchless Recordings - Angleterre - 2004


Le quintette Hubbub, fondé en 1999, fait figure d'aiguillon. Emblématique d'une recherche collective sur des textures minimalistes, chacun de ses membres a depuis essaimé dans de multiples formations. - Thierry Lepin, Jazzman


C'est aussi sensuel que raréfié avec passion et avec énormément d'intelligence... Hubbub, c'est un des plus grands 10/10 de la musique improvisée libre de tous les temps depuis longtemps. - Jean-Michel Van Schouwburg, Improjazz


The strength of the ensemble is the organic progression they give to the music thanks to a clear knowledge and understanding of each other’s sounds and territories. The sounds are bound together by their pitch, texture or role in the music and they evolve together. The image of a mutation came to my mind. It’s difficult to hear the same thing twice as the evolution is continuous and almost ungraspable; you are taken in the flow and miss details carved on the way. - Olivier Rodriguez, Resonance Magazine


Dass ich ‘ne ganze Weile ‚Hiob‘ gelesen habe, wo ‚Hoib‘ steht, spricht wohl Bände über meine einmal mehr irritierte Spontanreaktion auf den dritten Art-Strike des französischen Quintetts auf mein Nervenkostüm. Fréderic Blondy, Bertrand Denzler, Jean-Luc Guionnet, Jean-Sébastien Mariage & Edward Perraud rasieren in konsequenter Fortsetzung von Ub/Abu (2001, For 4 Ears) & Hoop Whoop (2003, Matchless Rec.) die Geräuschnarbe diesmal fast nur noch von unten. Erstaunlich, wie wenig Lärm fünf Männer machen können. Bruitistische Diskretion und ambiente ‚Flatness‘ sind hier in ihr nanotechnisches Stadium eingetreten. Feinst funkelnde Geräuschpartikel, leicht schimmerndes Diskant, granulare Luftbläschen, mikroperkussive Finessen, zart bis zur Durchsichtigkeit. Gesicht, Handschrift und Geräuschquelle - neben Piano und zweimal Saxophon sind E-Gitarre und Percussion im Einsatz - verschwimmen hinter dem kollektiven Klanggespinst. Nach 10, 12 Minuten hört man nur noch Stecknadeln fallen oder Eiswürfel schmelzen, aber nur wenn man selbst die Luft anhält und die Schallwellen so vorsichtig behandelt wie frisch geschlüpfte Mäuseembryos. Bertrand Denzler (Chamaeleo Vulgaris, 49° Nord), einer der beiden Saxophonisten, hat mir dankenswerter Weise ein paar Hinweise gegeben zu seinen persönlichen Intentionen mit einer derartigen Ästhetik: „Da ich mich tagtäglich mit Impromusik auseinandersetze, interessieren mich eigentlich die Unterschiede, die Nuancen, die Details... ich interessiere mich immer mehr für leisere Zeichnungen und Texturen. Die gleiche Energie in einem kleineren Rohr und eventuell nicht mehr so schnell und aktiv... als Musiker konzentriere ich mich immer mehr auf Sachen, die einem ‚reiner‘ erscheinen mögen. Nicht der Reinheit wegen natürlich, aber weil ich mich aufs ‚Wesentliche‘ konzentrieren möchte... Mein Ideal im Moment wäre sowas wie eine einfache Schwarz-Weiß-Zeichnung. Oder auch ab und zu eine farbige Fläche mit interessanten Texturen.“ (Brief an den Autor vom 15.9.03) Die Konzentration der Musiker überträgt sich, speziell live, wie ich oft genug bei Hoib-ähnlicher Musik am eigenen Leib erleben konnte, als kühle Intensität, als Thrill der kleinen Differenzen und als radikale Absage an alles Dekorative und Eventgeblähte. - Rigobert Dittmann, Bad Alchemy


Affaire de respiration encore, avec le somptueux Hoib de Hubbub, capté au Grand Mix de Tourcoing en septembre 2002 pour le label Matchless (MRCD 60, Dist. Metamkine) : dans ce troisième enregistrement du groupe, Frédéric Blondy, Dertrand Denzler, Jean-Luc Guionnet, Jean-Sébastien Mariage et Edward Perraud, nageurs magnifiquement déliés, réunis en une étrave bruissante, soulèvent l’onde. Crépitements, pouls et textures veinées : un must (que vous connaissiez déjà ou que vous découvriez aujourd’hui cette formation légitimement encensée depuis quelques années), au cœur d’une ligne qui vibre ! - Guillaume Tarche, Improjazz


Rares sont les musiques qui nous obligent à rester attentifs à ce point. Pénétrer le monde (donc la musique) d'Hubbub est le genre d'expérience heureuse qui laisse trace. Expérience somme toute enfantine tant elle est portée par cinq musiciens dont l'implication et l'inspiration atteignent immédiatement nos oreilles.

Se laisser aller donc. Etre le réceptacle d’une musique sphérique et vitale. Une musique dans laquelle souffles et cliquetis émergent du silence. Une musique à la respiration de velours. Posée. Offerte à qui veut l'entendre. Musique-vision, musique-voyage. Navigation lente. Longue et brune. Safari des sens. Peuplée. Révélée. Renouvelée. Longtemps présente après écoute. Comme l'écho de la création des mondes. D'autres mondes. Où nous aurons enfin une place. Loin des pouvoirs et des hiérarchies. - Luc Bouquet, Jazzbreak


Enganam-se quantos acharem que os nomes Hubbub e Hoib não passam          de invenções fonéticas do grupo que o pianista francês          Frédéric Blondy formou com um punhado de improvisadores          da nova geração: “hub” é a designação          que na Índia se dá a um jogo muito popular e foi registado          pela primeira vez pelos linguistas no século XVII, enquanto “hoib”          era um grito de chamamento de escoceses e galeses em tempos remotos. A          alusão não vem ao acaso, pois estes músicos (Bertrand          Denzier, Jean-Luc Guionnet, Jean-Sebastian Mariage, Edward Perraud) desejam          que a improvisação surja tão natural quanto a fala          e tão social quanto a capacidade humana de comunicar com os outros.          O diminuto nível sonoro desta proposta e os seus frequentes espaços          de silêncio não são obstáculos a essa comunicabilidade,          mas a evidência de que a música é como uma conversa          amena e intimista, feita ora de reacções e oportunidades,          ora de meditações interiores. Um belíssimo disco          que refuta o bruá do mundo em que vivemos, ainda que sem qualquer          intenção de apaziguamento “new age”. Esta é          uma arte feita de ameaças e inquietações, contidas          é certo, mas claramente perceptíveis. Contra o excesso de          expressão e emotividade da música improvisada “mainstream”,          o que faz não é propriamente uma racionalização          da sensibilidade ou dos sentimentos, mas a recusa do primado romântico          que ainda rege a criação. E se este “não”          tem tudo de uma atitude intelectual, convém não esquecermos          que também o expressionismo é uma fórmula programática.          Não se trata, sequer, de limitar a liberdade expressiva, mas de          compreender que até um rio em permanente fluxo de águas          tem as suas margens. - Rui Eduardo Paes, rep.no.sapo.pt


“Hoib” e “Metz” são dois bons exemplos do que uma geração de improvisadores franceses, algures entre a afirmação e a maturidade, tem vindo a desenvolver nos últimos tempos. Trata-se de duas gravações captadas ao vivo em distintas ocasiões – a primeira no Grand Mix de Tourcoing em Setembro de 2002 e a segunda no Temple Neuf de Metz em Outubro de 2003 – e que têm um evidente denominador comum: as participações do saxofonista tenor Bertrand Denzler e do guitarrista Jean-Sébastien Mariage.

Começamos por “Hoib”, que é a terceira edição em disco dos Hubbub, quinteto constituído por Guionnet no saxofone tenor, Blondy no piano e Perraud na bateria, sem esquecer os já referidos Denzler e Mariage. O aspecto mais gratificante a sublinhar neste novo trabalho prende-se com a evolução que este grupo tem vindo a conhecer. Com efeito, e em maior grau que nos precedentes “UB/ABU” e  “Hoop Whoop”, dir-se-ia que a convergência dos membros deste colectivo num mesmo desígnio é agora total e inequívoca. Para além de uma certa ordem “lógica” que é construída, ainda que de natureza espontânea, sente-se que as situações explanadas nas duas extensas improvisações que compõem “Hoib” emergem e encadeiam-se de uma forma mais natural e ponderada.

No entanto, o avanço decisivo em relação aos trabalhos anteriores reside no desenvolvimento de uma abordagem significativamente mais concentrada no detalhe, mais próxima das práticas reducionistas que têm despontado nos últimos anos na cena improvisada europeia.

Em “Hoib 1”, a primeira das duas improvisações, este pendor apenas começa a vincar-se quando, a páginas tantas, se desenham os contornos de um rumor longínquo e subterrâneo que tem a sua génese nas notas mais graves do piano de Blondy. Acaba pois por ser na segunda e derradeira faixa que o novo rumo é definitivamente enformado, assistindo-se ao manuseamento de uma matéria evanescente e rica em fosforescências, como que corporizando um quietismo estético e uma serenidade mística de jaez tipicamente feldmaniana.

À semelhança de “Hoib”, “Metz” é uma sessão livremente improvisada cujo desenvolvimento se reveste de uma certa ordem, por oposição a uma ideia de anarquia e omnidireccionalidade acéfala com que por vezes nos deparamos neste tipo de estéticas.

Constituído por uma única faixa de 32 minutos, ainda que episodicamente dividida em fracções mais pequenas, “Metz” não é um disco longo. Os momentos iniciais caracterizam-se por uma fluência morosa e periclitante, como se os músicos ostentassem as cautelas próprias de quem atravessa sinuoso e ignoto caminho. Não surpreende por isso a rarefacção inicial, que com o avançar do tempo se vai adensando numa paisagem mais frondosa e concentrada, e que culmina, perto do final, com o estilhaçar da unidade entretanto construída.

Raras são as ocasiões em que se poderá dizer que este ou aquele elemento sobressai, tal é o compromisso de equipa que se estabelece. Exemplificativo disso mesmo é a prestação de Bertrand Denzler que, se inicialmente deixa transparecer algum apagamento, depois de uma audição mais atenta confirma, pelo contrário, que dificilmente poderia estar mais integrado na prossecução do fim comum. Concentrando-se na elaboração de um som cavo e invulgarmente sub-reptício, Denzler enleia-se de uma forma quase imperceptível numa teia tecida a quatro vozes, da qual se logra obter uma notável simbiose tímbrica, como se cada instrumento fosse a extensão do outro.

Seria injusto não fazer uma referência, mesmo que breve, à contribuição dos restantes músicos na criação deste som, nomeadamente a filigrana preciosista de Mariage, o intricado pizzicatto de Werchowski e a organicidade de Xavier Charles.

No final, poder-se-á lamentar a relativa brevidade desta sessão, mas não deixa de estar aqui implícito um certo sentido weberniano, na medida em que não é necessário muito tempo para transmitir a essência da mensagem que se pretende exteriorizar.

A cena da livre improvisação francesa não será tão propalada quanto as de Londres, Berlim ou Viena, mas estas duas obras, ilustrativas do muito que por aí se tem feito, não irão certamente desiludir os amantes destas práticas. Aguardemos pois por novos episódios. - Joao Aleluia, Tomajazz


Part of the wave of minimalistic improvisers who somehow manage to appropriate the mechanics of electronic timbres for acoustic instruments, these two French groups still affirm that small intervals, diminutive resonance and near-static harmony can provide memorable music if you ignore the so-called proper way that instruments should sound.

Hubbub tries to transcend the tone question from the beginning. Each of its CDs lists only the players names, not the instruments they play. For the record the band is made up of Jean-Luc Guionnet on soprano and alto saxophones, Bertrand Denzler on tenor saxophone, Frédéric Blondy on piano, guitarist Jean-Sébastian Mariage and drummer Edward Perraud.

All have extensive experience on the somewhat insular French scene. Guionnet and Perraud are put of the appropriately named Return of the New Thing band. The altoist has also duetted with guitarist Olivier Benoît, while Blondy has recorded with master percussionist Lê Quan Ninh. Denzler, who is actually Swiss, has played with people as different as fellow countryman saxophonist Hans Koch and real New Thing drummer Sunny Murray.

Denzler and Mariage are also featured on Metz. So are Xavier Charles on clarinet here, but who is often involved in dedicated electronica, playing vibrating surfaces, turntables and minidiscs, and violinist Mathieu Werchowski, whose experience encompasses electronica with tape manipulators Lionel Marchetti and Jérôme Noetinger and a pure acoustic trio with guitarist John Russell and accordionist Ute Völket.

Perhaps because of this background, electroacoutsic tendencies migrate onto the second CD’s slightly more than half-hour single track. With concentration the sounds can be mesmerizing. At the same time the piece has enough structure to be a sonata or other formal composition.

Initially it builds up from intermittent reed buzzes and metallic baps that are mixed with bell-ringing guitar tones and violin textures. Variations arise following an extended period of aviary trills from Denzler, chalumeau-register buzzes from Charles plus the scrapes of what could be an e-bow moving across fiddle strings. Mariage then begins tapping on his guitar strings with his palms and snapping them as well -- gestures that bring out reedy snorts and flutter tonguing from the woodwinds. As the theme is reshaped, compressed, organ-like timbres appear from the violinist, leading to an exchange of sul ponticello lines on his part and dark, fluttering breaths from the reedmen.

Midway through, silence is nudged with the faint intimation of reverb extended by abrasive ratcheting from the top portion of the guitar’s neck, until split-tone reed variations provide new variations on the theme with hummingbird-like warbling. Finally the piece reaches a climax of amp-related wheezy crackles, electronic hiss, intermittent string battering and chromatic runs. As this happens, the clarinetist adds shrill reed vibrations and the tenor man glottal stops and shredded cries. Heightened sounds include thumping guitar picking and wiggling fiddle lines.

A postlude of shattering reed cries mixed with accordion-like squeezes from the strings leads to a 20-second coda of barely heard near silence.

Silence plays a part in Hoib as well, with many of the most hypnotic timbres seemingly taking place just below the threshold of comfortable listening. Divided among two mid-length tracks, the band members assert themselves most individually on “Hoib 2”, which itself begins with almost complete silence for 60 seconds.

Eventually Perraud come up with an odd drum sound -- not a beat mind you -- and Blondy keystrokes that could come from a toy piano. Soon you realize that the segmented whap that almost resembles a vibraharp’s touch is coming from mallets hitting piano keys, while the spreading harp-like glisses are from the guitar.

With nothing moving very loudly or quickly, subtle tongue slaps and shrill colored air expiration from Guionnet and Denzler are even more obvious. Flirting with micotonalism, the two barely avoid stasis. Alternating obtuse penny-whistle timbres and silence, it’s fairly obvious that this sax meeting has very little to do with a Cannonball Adderley and John Coltrane reed battle or anything else overtly jazzy. Respiration does appear, but these abrasive split tones create unknown tonal properties not differentiated notes. Eventually, a backdrop is created out of scraped chromatic colors from the guitar and internal dampening of the piano keys. Hooting, sibilant, almost harmonica-reedy tones from the saxes hang suspended in the air until even the overtones dissolves into silence.

Similar undifferentiated and unknown oscillations are on the first, longer track, along with pressure on cymbal and snare tops from the percussionist, scrapes along the underside and front of the guitar by the plectrumist and a build up of tongue slaps, flattement and colored air from the reedists. Still, with the track angled more towards undulation then movement, clanging ring modulator-like waveforms seem to enter the sound picture as well.

Eventually the drummer builds up his arrangement from subtle touches and split-second cymbal spanks to somehow meld sour snare rattles with sine wave-like piercing cries from the reeds. Eventually, chiming, elongated tongue stops and split tones are bolstered from near-noiselessness with finger and palm percussion and internal piano string rumbles.

Harsh sputters from one sax, shrill, flutter-tongue squeaks from the other, a continual rhapsody of saturated piano tones and pinpointed cymbal pings bring the piece to a climax, while the finale is a flawlessly positioned solo drum beat.

Not jazz or perhaps even improv as we know it, Hoib and Metz deserve concentrated examination by those open to tracing new currents in free playing. - Ken Waxman, One Final Note


Troisième disque de ce quintet enregistré en 2002. Cet ensemble crée un bloc de timbres et de couleurs aux mouvements lents et a l'atmosphere des plus tendues. - Metamkine


Festival Fruits de Mhère - Brassy - France - 2003


Puis vint Hubbub ; j'ai déjà écrit dans ces colonnes que je considérais Hubbub comme le meilleur groupe français d'improvisation, et après leur prestation de Brassy je persiste et signe. Hubbub, c'est une musique évoluant et bruissant de façon omniprésente, par strates, avec un incessant travail sur le souffle de la part des saxophonistes, Guionnet donnant l’impression de jouer mélodique alors que Denzler est plus tranchant. Le piano et la batterie sont « preparés » dans l'instant, Perraud cognant force « pêches » sur ces cymbales. Cela donne une atmosphère calme, non dénuée de scories, qui nous emmène vers des horizons insoupçonnés. - Serge Perrot, Improjazz


Avec Hubbub, un monde naît de peu de chose. D’une rumeur sourde qui s’élève

lentement du piano striée de faibles crépitements d’anches. Cela enfle,

grossit, se fragmente de l’intérieur. La matière change d’état. Un nuage de

gaz se liquéfie, une croûte se forme, des surfaces se dessinent, des volumes

s’engendrent. Les correspondances sonores sont absolument transversales : un

son de gong sourd d’un ténor parcouru d’un souffle, le piano sonne comme un

fût de batterie, les sons de cloches chinoises proviennent de la guitare

frappée derrière le chevalet, et ce que nous identifions désormais comme une

peau raclée d’une cymbale s’échappe d’un saxophone alto contraint au

suraigu. Le son naît de partout à la fois et se développe, libre,

définitivement libéré du contour des instruments. Délié. L’alignement

frontal des musiciens définit une surface sensible. Sur ce plan, la

profondeur creuse, comme la lumière sur une plaque photographique, une

profondeur insondable. Des éraflures, des écorchures la troublent, en

révèlent l’infinie, l’obscure rotondité. Pas un regard ne se croise, la

musique commande. Gouvernée par le principe des indiscernables, il n’est

jamais possible d’assigner à l’état d’un instant sa source sans récapituler

l’ensemble du parcours. Et encore. La différence agit en continu, elle

échappe donc à la perception. C’est pourquoi il semble qu’à chaque concert

d’Hubbub, la musique résonne avant même le premier son. Elle se place dans

une continuité qui ne fait que se révéler là, maintenant, mais qui agit en

silence entre deux apparitions. Un concert est une résurgence, le moment

d’affleurement d’un cours souterrain. Souterrain dans le temps. Ce phénomène

est aujourd’hui à peu près unique. - Philippe Levreaud


Les nuits morvandelles sont plus que fraîches, et c'est dans un état second, transis de froid et à moitié endormis, que nous assistons au concert de Hubbub, dont on a souvent l'occasion de voir les membres jouer à Paris, et qui vient de sortir son nouvel album sur le label d'AMM, Matchless Recordings. Le groupe joue au même niveau que le public, sans amplification. La musique est tranquille, et la connexion avec AMM est compréhensible : on retrouve cette même texture sonore continuelle d'où surgissent de petits éclats de piano ou de percussions. L'attention de l'auditeur est maintenue constante par des jeux de saxophone fragiles, comme murmurés, et cette impression qu'à chaque instant, tous les sons de la palette du groupe sont possibles avec la même probabilité. - Soizig Le Calvez & Bertrand Le Saux, Etherreal


Festival Freedom of the City - London - Angleterre - 2003


Premiers invités non britanniques, les cinq français de Hubbub (Bertrand Denzler, ts; Jean-Luc Guionnet, as ; Jean-Sébastien Mariage, elg; Frédéric Blondy, p; Edward Perraud, dm) abordèrent sur un terrain déjà bien retourné. Parvenu à maturité, Hubbub impressionne par sa capacité à susciter un univers sonore autonome, détaché de toute individualité. La disposition des musiciens en une ligne frontale accusa la sensation d'une parfaite transversalité du son: un froissement émis de la batterie disposée à un bout de la chaîne, termina sa course dans le piano, à l'autre bout de la scène. Pourtant, rumeur vivante, anonyme, à la croissance corallienne, parcourue des frissons de son centre et résorbée dans le tout, la musique se déploya tout en convexité. Il sembla qu'un espace se fissurait en s'étendant, grinçait comme une grille qui s'ouvre lentement sur un horizon vacant. Comme si la vue portait alors a l'infini, épousant sa courbure, comme si l'ouïe l'accompagnait clans la reconnaissance de « l'autre côté »,le volume qui prit forme ne relevait plus à proprement parler de la dynamique, mais de la « mise au point » creusant la profondeur de champ. Bien peu d'ensembles peuvent se prévaloir d'avoir atteint ce haut degré de fusion à partir duquel la musique semble vivre comme un feu chaque fois ranimé, à partir de ses braises chaudes, par le simple souffle de cinq vestales. Chaque fois, car il semble que la musique a débuté dès avant le concert, et qu'elle « repart», ainsi qu'on le dit d'une flambée. Et lorsque les deux saxophones mêlés a la guitare jetèrent le pont d'une longue tenue d'où surgit une résultante grave qui mit en résonance la scène et la salle, sans doute y pouvait-on discerner le symbole vivant de cette conspiration des moyens matériels et humains à produire ce phénomène qui porte le tout de l'existence en un courant anonyme et continu qu'est la vie. L'ovation qui s' ensuivit, un accueil qui se situa bien au-delà de ceux réservés aux prestations les plus fortes, témoigna de ce que Hubbub s'était embarqué dans une aventure dont les échos touchaient au plus profond de ce qui anime le désir de la musique. - Philippe Alen, Improjazz


The next highlight from this year’s Freedom of the City Festival comes from a quintet who are based in another capital with a vibrant avant-garde scene, Paris. Previous Freedom of the City have benefited from an enthusiastic French contingent in the audience, so it seemed appropriate for the Festival to feature a group from that country this year. Hubbub was the band promoting Anglo-French relations, and it comprises: Frederic Blondy on piano, Bertrand Denzler & Jean-Luc Guionnet saxophones, Jean-Sebastien Mariage guitar and Edward Perraud drums.  - BBC Radio 3


Temps fort de la journée Prévost : Hubbub, indéniablement, premiers Français invités alors que paraît “Hoop Whoop” sur Matchless. Musique fouillée, fourmillante et pourtant unie, qui lève comme une pâte sous l’action des ferments. Ovation. - P.-L. Renou, Jazz Magazine Online


CD “Hoop Whoop“ - Matchless Recordings - Angleterre - 2003


I have, for good or (more likely) ill, long compared e-ai pieces to models derived from the classical concert stage. I have praised many recordings in proportion to their propensity to remind me of, say, Ligeti’s Lontano, or Pendercki’s Threnody. Proximity to AMM is, to many, also a test of quality, and, I think, a good one. But if we were to remove all the proper names here and try (per impossibile) to reduce my conception of beauty in e-ai to recognizable, non-aesthetic qualities, what would we come up with? Perhaps a certain large-scale "glassiness" in conjunction with lots of apparently microsmic stuff going on "just beneath the surface." Repetition of a certain sort is generally eschewed, as is, of course, melody and regular pulse. Certain types of imitation are allowed among the performers, with respect to things like drones or dynamics or even "explosion events." For example, while a lengthy, single pitch unison drone might be allowed or even encouraged, the exact copying of a five-note phrase would be actionable.

Whether or not I have accurately reproduced any portion of the mostly subconscious criteria that attracts me to one work and not another, Hoop Whoop has all the operative goods in spades. Hubbub consists of pianist Frederic Blondy, reed players Bertrand Denzler and Jean-Luc Guionnet, guitarist Jean-Sebastien Mariage, and percussionist Edward Perraud who, together, have created a work of art both glimmering and trenchant. There is plenty of dynamic range and a significant diversity of timbres here, but those who are "off jazz" need not fear that they will be exposed to any Berklee School riffs. The saxophonists mostly restrict themselves to harmonics and other extended techniques, generally laying off even the sort of playing that Evan Parker engages in when he performs with AMM of SME members. The Individual sounds produced on this disc range from crunchy to dreamy or delicate, while the ensemble as a whole makes stops at icy, questioning and agonized without ever departing too far from the above-mentioned shimmering. With the exception of some five minutes or so of bumblebee material (instigated by Blondy but mirrored by the two wind players) in the middle of track 3 (the tracks have been inserted later solely to aid retrieval), there are no false steps. And even during that fast-churning bit, Mariage’s whining, double-stopped trills and wails and Perraud’s deft cymbal work salvage what could have been a painful alteration in perspective—from the "egolessness" of weather to that of the hive or ant farm. Anyhow, I love this recording, and I think that everyone else should too—at least everyone who enjoy early Ligeti, Penderecki, Roger Reynolds or the AMM of Inexhaustible Document. - Walter Horn, Bagatellen


Fabulous French quintet featuring Frederic Blondy (piano), Bertrand Denzler (sax), Jean-Luc Guionnet (sax), Jean Sebastien Mariage (guitar) and Edward Perraud (percussion). I've noticed more and more French improvisers popping up over the past decade, besides the more well-known players like Louis Sclavis & his bands, Marc Ducret and Noel Akchote. A newer scene is growing and evolving and includes a diverse group od players like Le Quan Ninh, Erik M and K.K. Roll. This is the second disc from Hubbub and I only recognize two of the members, Frederic & Bertrand, from previous work on Potlatch and Leo. Nowhere on this CD do they mention what the instrumentation is or who plays what and this was recorded live, the music is continuous with no tune or section titles. No that it should matter since this just adds to the mystery. Superbly recorded and filled with suspense, well balanced with no obvious soloing, just inter-group communication. Delicate, intricate, insect-like improv, little squeaks, rubbed strings and drums, minimal piano tinkling, scraped cymbals and other highly focused explorations. Time is slowed down, so that things unfold naturally, organically, spaciously, building, always connecting with drones and subtle interaction. I dig when one player starts a phrase and it is completely by another player, so that you can't tell which instrument you are or were listening to. There is a strong level of communication and dialogue going on here, always something to follow as it flows in waves. This mysterious and magical quintet will be playing at the Victo Fest this coming May and maybe even playing here in NYC if I can get them a gig. Another wonderful set to look forward to. - Bruce Lee Gallanter, Downtown Music Gallery


Vince per manifesta superiorità "tecnica", almeno quest’anno, l’etichetta anglosassone Matchless.

Categoria: pesi massimi della scena avant contemporanea. Un mastodonte quale "Hoop Whoop"

degli Hubbub incute stupore e spavento per la perizia con cui sonda, riflettendone luce nuova come

da un prisma sonoro inedito, il già detto nell’ambito stilistico di riferimento. - Massimo Padalino, Sentireascoltare


Créé en 1999, le quintette réunit Frédéric Blondy (piano), Bertrand Denzler (saxophone ténor), Jean-Luc Guionnet (saxophone alto), Jean-Sébastien Mariage (guitare) et Edward Perraud (batterie) : une des formations des plus excitantes de la scène française. " Hoop Whoop" se joue en une seule pièce de plus de cinquante minutes, dense et nerveuse a la fois. Chacun oeuvre ici pour le collectif, sans souci d'ego. Un fourmillement sonore, où s'affirme à travers le bris des matières la quête de nouvelles résonances musicales. Si Hubbub se situe dans la descendance d'AMM, c'est dans un work in progress permanent qu'ils forgent leur identité, leur unité. Sans qu'ils en soient redevables. D'une spontanéité toute réfléchie, Hubbub réjouit. - Thierry Lepin, Jazzman


Recorded in December 2001, two years after {$Hubbub}’s debut {^Ub/Abu},

{^Hoop Whoop} shows a lot of maturation as a group. The music has grown

somewhat busier, less entrenched in the {$AMM}/{$Spontaneous Music Ensemble}

axis of free improvisation. It doesn’t mean that it has become overtly

noisy, but to the focus on listening and the research in tiny aspects of

sounds, the group has added a gutsier feel that recalls the feverishness of

drummer {$Edward Perraud}’s old experimental rock band {$Shub-Niggurath}

(especially in its later stages). The music is generally dominated by

{$Frédéric Blond}y’s piano and {$Jean-Sébastien Mariage}’s electric guitar.

They both tend to play more extrovertly and loud. Mariage’s feedback gnarl

carries the piece for several minutes in “Part II” (the album consists of a

continuous improvisation of 53 minutes indexed in four parts for

convenience). Blondy’s feverish runs in the bass register give a maniacal

pace to the second half of “Part III” -- Mariage is quick to match him with

a gritty sustained note while Perraud heats up on the drums and the

saxophones of {$Bertrand Denzler} and {$Jean-Luc Guionnet} flutter like two

parakeets arguing each other’s head off. At this point, the level of group

playing reaches its peak. In the quieter sections (especially the first and

last parts), the saxophonists take a more prominent role, using extended

techniques to extract strange whispers and odd cries from their instruments...

{^Hoop Whoop} is one of the great free improv albums of 2003. - François Couture, All Music Guide


Hubbub is a quintet comprised of 2 saxes, guitar, piano, and

percussion, and this is a live recording from December 2001. The

cover of this cd is a green saturated photo of a  forest. Quite

appropriate as, this being released by the home label of AMM, which

has been described as like or unlike trees. Hubbub shares some

similarities to AMM, working in the realm of free/meta musics. On

this cd the sound is less like a single tree, or a dense forest, but

rather the sonic equivalent of being in a hailstorm, pelted by a fury

of ice pellets. The first 2 sections of this live recording work in

this vein, each instrument coming at you in short blasts but all part

of one mass of sound propelled forward, or downward, if one is to

continue the metaphor. Very forceful music and made more so

compelling by its primarily acoustic instrumentation. The storm eases

up, and then softer sounds are explored. In the last ten minutes the

piano and guitar set the tone, with fast trills and wavering guitar

screeches. The groups eases back and changes direction again,

exploring the silences between, and working more with duration than

the barrage of short blasts at the opening. Hubbub succeeds in

pushing themselves to the limit and going in many directions without

losing focus and cohesion in this dynamic performance. - Jeff Surak, Vital Weekly


Une note. Une seule. Incarnée à l’unisson. Peu à peu les sons se déploient avec lenteur. Hubbub avance ainsi, collectivement (les instruments joués par chacun ont été exclus des notes de pochette). Lente respiration. Lent cortège. Horizontalité. Une même réceptivité. Et toujours le même déplacement. Les sons enflent, le spasme guette. Cette note, toujours ; tellurique, monolithe protecteur qui guide, prévient toute cassure. Unité. Silence. Striures et crissements. Batterie vocale. Rigueur collective. Respiration ultime. Carte postale : CCAM, 4 décembre 2001. Le voyage est terminé. Merci.  - Luc Bouquet, Improjazz


Hubbub (en anglais «clameur», «tumulte» et «confusion» mais aussi

«agitation» et «excitation») réunit cinq musiciens aguerris au jeu

subtile et non moins intense de l’improvisation libre. Hubbub (Frédéric

Blondy, piano, Bertrand Denzler , saxophone ténor ; Jean-Luc Guionnet,

saxophone alto ; Jean-Sébastien Mariage, guitare ; Edward Perraud,

batterie) affirme une très forte identité musicale ;  l’entité du groupe

se veut plus importante que la simple somme des cinq individualités qui

la compose. A un tel point que l’instrumentation des musiciens n’est pas

mentionnée dans le livret de ce deuxième enregistrement d’Hubbub sorti

sur le label du groupe anglais désormais légendaire AMM. Confiance

absolue accordée à l’intuition, au geste musicien, intelligence du jeu

collectif, c’est un projet ambitieux, constamment maîtrisé. Quatre

parties, quatre improvisations, de 6’32" à 16’58". Une grande musique de

chambre à la fois puissante et délicate, une œuvre dont l’ascèse

apparente cache à peine la tendresse profonde ; tout un monde de

souplesse et de rebondissement, d’errance et de fulgurance qui se

déploie, des formes qui se tissent en une vaste émergence de masses et

autres mouvements de timbres. Ici, plus que jamais, la forte impression

d’écouter une musique organique en mouvement perpétuel. Son déploiement

participe pleinement de la forme comme de la poétique de cette musique

qui rend ce qu’elle emprunte : ses dimensions éthiques et esthétiques la

font urgentes, indispensables. - Franck Médioni, Octopus


Zweitling des französischen Improquintetts, dessen Debut "Ub/Abu" 2001 auf For 4 Ears

erschienen ist (-> BA 38). Live am 4.12.2001 im Culturel André Malraux

in Vandoeuvre-les-Nancy erzeugten Frédéric Blondy (piano), Bertrand

Denzler & Jean-Luc Guionnet (saxophones), Jean-Sébastien Mariage

(guitar) und Edward Perraud (percussion) erneut eine derart konsequent

prä- oder posthumane Protoästhetik, dass sie Linernoteautor P.-L. Renou

zu solch dichterphilosophischen Gewagtheiten hinrissen wie: "Digested,

assimilated in the details, the nucleus has itself become the envelope

of its own absence." Sankt Derrida & Lyotard, bittet für uns. Aber

natürlich ist das schön gesagt. Auch wenn er von paläozoischen Knochen

spricht, aus denen sich ausgestorbene Lebewesen oder von obskuren

Notationscodes, aus denen sich Klänge rekonstruieren, aber nicht

verifizieren lassen, von Licht- und Partikelspuren, aus denen sich auf

eine Quelle schließen lässt, die aber auch nicht erster Erreger, sondern

selbst kontingent ist oder wenn er den fünf Tumultanten Subjektlosigkeit

nachsagt, dann will er mit all dem nur einen Eindruck vermitteln, der

sich durch die Musik aufdrängt, der mit Sprache aber schwer zu fassen

ist, weil sie angesichts von A-Logik und ohne

Subjekt-Prädikat-Objekt-Sicherheit schweigen muss. Derridas negative

Neognosis las den vagen Phantomschmerz, aus dem auf etwas Fehlendes oder

Abwesendes geschlossen wird, also die vermisste Spur als letzte und

einzige Spur des Deus absconditus. Renou möchte, da er den >Tod des

Subjekts< ähnlich axiomatisch setzt wie andere den >Tod Gottes<, die

taktilen - er nennt es 'figurative' - Eigenschaften der Hubbub'schen

polymorph-perversen Geräuschkonfigurationen keinen auch noch so

spontanen Akteuren zuschreiben, sondern einem prozesshaften, fließenden

Kontinuum. Musiker und Hörer sind in dieser Vorstellung, wenn ich sie

recht verstehe, eingebettet in eine organische, holistisch-universale

Urzelle, Medien des Élan vital. Nun, bereits Nietzsche hielt sich, er

war ja nicht ganz so humorlos, wie man ihn hinstellt, für den

>Krikelkrakel< einer größeren Macht. Mein einziger kleiner Einwand gegen

Renous Schwurbelei ist dann auch, dass er den frisch geschlüpften Hoop

Whoop auf Stelzen auf den Markt schickt, um todernst zu verkünden, dass

Pop tot sei, statt dass er ihn ein odradekisches Rätsel bleiben lässt. - Rigobert Dittmann,

Bad Alchemy


Le mouvement ainsi créé, cette circulation d'énergie au sein du cytoplasme, le dessin des courants qui le parcourent comme les transferts de masse déterminent la vie du tout. - P.L. Renou, Texte de pochette de "Hoop Whoop"


Hoop Whoop is a refined slice of microtonal EuroImprov by five questing French musicians captured at a festival in Vandoeuvre-les-Nancy. One continuous, nearly 53-minute creation, Hubbub's CD is most concerned with the textural and polyphonic qualities the musicians' instruments can bring to a soundscape, while barely raising the listening range above piano. Don't read the booklet notes while experiencing the music however. They provide new evidence to the supposition that the French invented obfuscation. Most of the time you have to supply your own interpretation of the program and decide to which instrument to link each sound. Overall, an electroacoustic drone appears to fade in and out of the program, similar to the continuum that exists in AMM performances. This is probably the result of string manipulation from guitarist Jean-Sébastian Mariage. Guionnet who is interested in electronica and has recorded live in a Paris subway station for quasi-musique concrète effects, and Denzler who performed in a formation with Günter Müller on electronics and mini discs, concentrate most of their efforts within a narrow range of expression. Favored techniques include small breaths, reed chirps and squeals; gradually introduced key pops, tongue slaps and reed kisses; flattement, false fingerings and exaggerated lines that occasionally turn into the hiss of colored noises. One -- or both -- is a fine mimic as well, since what sounds like the gibbering and whistling of monkeys appear at various times, as does the cawing of crows. As a matter of fact, these sibilant aviary squalls are sometimes so clangorous that you could be listening to an aural souvenir of feeding time at a zoo's ornithology exhibit. Something approaching a yawn also emerges at points, though it's probably a unique extended technique rather than a comment on the proceedings.

While all this is going on, Perraud confines himself to equine clip clops from the drum heads, single flams, drags and irregular ratamacues, not to mention portions of the tune when it literally appears as if he's wiping the tops of his drum heads with a cloth. There's also what has almost become the sine qua non of this music: the scrape of a drumstick on cymbal reveling in the overtones and vibrations it creates.

With four of the five musicians involved with polyrhythm and polytonality going their separate ways, only pianist Frédéric Blondy, who has recorded a duo session with percussionist Lê Quan Ninh, seems to cleave to the course and plow on, no matter what's happening around him. From initial restrained, chordal pressure that almost sounds like equal temperament, he keeps his noodling to the minimum, instead he sounds different parts of the keyboard to complement reed vibrations. Similarly there are places where he too turns his instrument into a resonating percussion source.

Not exactly prepared, it still sounds as if extra dampers on the hammers are altering the soundboard's output, as Blondy repetitively clinks the ivories on the keyboard. Hammering on the instrument's side and striking the strings with a bow seems to be another strategy as well as letting loose a moving object -- perhaps a ping pong ball -- within the instrument's innards. - Ken Waxman, Jazz Weekly


Né de rencontres hybrides, cette jeune formation d'improvisateurs européens, composé de Frédéric Blondy, Bertrand Denzler, Jean-Luc Guionnet, Jean-Sébastien Mariage et Edward Perraud, rassemble des membres particulièrement passionnants et actifs, issue des groupes : Œ‚Schams‚‚, Œ‚Chamaelo Vulgaris‚‚ ou du collectif : Œ‚Klac-Sons‚‚. Une des forces majeures du groupe, réside effectivement dans le fait que les membres qui le compose, se croisent sans cesse dans différents contextes, se connaissent parfaitement et pour certains d‚entre eux, travaillent depuis quelques années en duo : Guionnet/Perraud et Denzler/Mariage. Autour de ce noyau dur qui s'est naturellement formé, le quintet se construit peu à peu dans un désir de sonder : sonorités,  matières et silences, ouvrant l‚expression à de nouveaux contrastes. En 2000, un premier enregistrement voit le jour : "Ub/Abu", sortie sur le label suisse For 4 Ears. Une étape importante qui permet dorénavant au groupe de se risquer davantage dans une aventure, au-delà de tous schémas, clichés ou cadres, avec une liberté grandissante au rythme de l‚assurance. Aujourd'hui, avec "Hoop Whoop", nous sommes envoûtés dès les premiers instants par une musique à la hauteur de l‚engagement. Complices, leurs jeux réciproques s‚imbriquent continuellement, nous transmettant cette formidable impression de magnétisme. Chacun pétrit la matière, obtenant des sonorités contrastées, cristallines voire rugueuses, où les nuances tonales se font sensibles. Hubbub installe au sein de ces quatre pièces, une liberté des rapports esthétiques digne d'un Schlippenbach quartet où les climats s‚intempèrent, les caractères se diversifient et certains aspects s‚amplifient. Hubbub manifeste aujourd‚hui, à travers l'enregistrement de ce second disque, la nécessité de se prêter de plus en plus à l‚improvisation libre et à la découverte de possibilités à explorer de nouveau et différemment. A la façon d'AMM, le suspense de "Hoop Whoop" nous tient en haleine jusqu'au bout. - Théo Jarrier, Peace Warriors


Comme un arc lentement bandé, la musique s'élève, de toutes parts, enlace, épais fluide dont on se demande par quelle télépathie ostéophonique (l'adjectif est de Barry Guy) il est conduit. Une forêt nous précède / et nous tient lieu de corps / et modifie les figures et dresse / la griffe / d'un supplice spacieux / où I'on se regarde mourir / avec des forces inépuisables / mourir revenir / à la pensée de son reflux compact / comme s'écrit I'effraction, le soleil / toujours au coeur et à I'orée / des grand arbres transparents. (Jacques Dupin) Le lacis des fractales végétales et des textures tuilées à l'oeuvre, in progress et in process (la mention d'AMM dans le lumineux livret de P.-L. Renou est justifiée) emporte, de bout en bout, l'adhésion physique et suscite un enthousiasme sans réserve. Enregistrée en décembre 2001 à Vandoeuvre, cette musique toute de magie organique se diffuse dans l'espace et le remodèle, concurrençant les dispositifs électroacoustiques les plus sophistiqués. Emerveillement assuré, de chaque instant ! - Guillaume Tarche, Improjazz


As well as being a process, it's a 53 minute live recording - very well recorded, in fact - by French improvising quintet Hubbub. The most compelling music comes right at the beginning, as mysterious drones (electric guitar?) and tremulous saxophone are punctuated by carefully placed deep thumps from  a massive drum. This evolves into a texture of rapid, gentle flapping and scrabbling, the sax stuttering and snarling. As everyone plays quicker, they maintain unity, weaving a group tapestry from several fastmoving lines. Released on Eddie Prevost's Matchless, there are echoes here of his group AMM's long haul approach: the long march, through deep listening and concentration, to musical paradise.  - Clive Bell, The Wire


Dans l'univers de la musique improvisée (libre, radicale etc…), on est frappé par le nombre toujours croissant de musiciens qui s'engagent dans cet art à la fois aussi exigeant que gratuit (dans tous les sens du terme, car on y gagne souvent que des clopinettes). Dès lors, il devient plus difficile de ne pas jouer comme X ou Y et d'avoir "quelque chose à dire". Nombre de musiciens plus jeunes n'ont pas toujours l'envergure et le charisme des pionniers qui ont par la suite accédé à la notoriété. Ils ont aussi moins l'occasion de se produire et de mûrir leurs musiques, les organisateurs n'accordant d'importance qu'aux valeurs sûres. Malgré quelques notables exceptions, les musiciens français sont toujours un peu restés en retrait en matière d'originalité. C'est pour tout cela que je tiens spécialement à saluer la musique de ce groupe parisien vraiment étonnant, Hubbub. Le pianiste Frédéric Blondy, les saxophonistes Jean-Luc Guionnet et Bertrand Denzler, le guitariste Jean-Sébastien Mariage et le batteur Edward Perraud, tous autour de la trentaine, se croisent dans plusieurs groupes qui vont du free jazz à l'innovation la plus radicale. Un des groupes de Guionnet et Perraud s'appelle "The Return of The New Thing", tout un programme. Hoop Whoop est le deuxième album d'Hubbub et est publié par Matchless , le label d'Eddie Prévost, percussionniste du groupe AMM. On y entend une musique essentiellement collective où s'efface dans l'enchevêtrement des sons l'exploit individuel du soliste. Peu importe qui joue quoi, personne ne "tire son épingle du jeu ". Le groupe contribue comme un seul homme à cette improvisation de 52'58". Mon collègue P.L. Renou a écrit de remarquables notes de pochette : celles-ci cadrent parfaitement avec une musique qui pose plus de questions qu'elle n'y répond. Comme trop rarement de nos jours, voici un manifeste qui rompt avec les habitudes plutôt qu'un enregistrement de plus, fût - il excellent. Ces cinq courageux défendent une esthétique exigeante et revalorisent de manière exemplaire la nécessité collective de l'improvisation libre que d'aucuns veulent réduire à l'expression soliste d'individualités, certes rares. Chez Hubbub, c'est le très haut degré d'imbrication collective qui fait toute la rareté et le prix de la musique.  - Jean-Michel Van Schouwburg, Jazz Around


Festival Densités - Fresnes-en-Woëvre - France - 2002


Prenez cinq improvisateurs parmi les plus prometteurs de la scène française et vous obtiendrez une musique dense, toute en strates et matières sonores étirées. Il s'agit d'une aventure collective où les musiciens se mettent au service du son, comme un unique instrument aux sonorités riches et complexes. Surtout pas compliquées, surtout pas ennuyeuses. Un son unique bourré de talent et d'énergie. - Texte de présentation, Festival Densités


Autres instants fortissimo, les sons que nous a distillés le groupe Hubbub. Je dois avouer que lors de ce concert j'ai pris la claque de ma vie; un son de groupe comme on n'en entend quasiment jamais, un travail des saxes phénoménal (se rencontrant et s'éloignant), de multiples combinaisons, un pianiste qui prépare son instrument arc-bouté sur lui, bref il ressort de Hubbub une énergie folle, des grouillements, un bouillonnement extraordinaire, la révélation du festival. Au bar régnait une magnifique atmosphère après ce quintet; mines réjouies, visages détendus. Les organisateurs de festivals plus "huppés" feraient bien de programmer cette formation car à défaut ils feront passer leur public à côté de quelque chose de grandiose. - Serge Perrot, Improjazz


CD “Ub/Abu“ - For4Ears - Suisse - 2001


Hubbub is a French quintet that cites the English dictionary definition of the word in describing its music, yet I did not find it to be "loud, confused noise from many sources." To the contrary, Hubbub is a collective of free improvisers who play with fire but who appear to have a defined objective and direction for their outgoing persona. The music has an ethereal base, but it rises to peaks of power in a designed, methodical manner and then falls back into a quiet mood, only to spurt to the summit again. Denzler and Guionnet are the two reed players spiriting this music, which is poked and gouged by the electric guitar streams from Mariage. Blondy applies the outbound sounds from the piano strings and keyboard, and Perraud uses a multitude of small percussion instruments to accent the set.

The program consists of two lengthy pieces where all five musicians engage in an open conversation that flows as one continuous dissertation. Both horn men speak in short, intermittent and fully unstructured statements, while the others engulf the session with a haze of jagged sound. The staccato pace is prevalent throughout. High-pîtched squeaks burst from the alto of Guionnet, and Denzler counters with similar though deeper substance on tenor. Mariage scrapes his guitar strings in spooky reprisal, and Perraud tiptoes through bells, cymbals, gongs, and other sound producers to make delicate percussion talk. Blondy matches the stop and start methodology with precise piano key stabs. Flow is not in this group's vocabulary, yet Hubbub gets to the core of sound reproduction and expounds profoundly in a unified, albeit near-foreign tongue. The only way to grasp what this heady music is saying is to listen very intently. - Frank Rubolino, Cadence Magazine


When Ub/Abu was recorded in January 2000, the French quintet Hubbub

had yet to make its public debut (it happened two months later). Regrouping

members of Schams, Klack-Sons, Dan Warburton’s Return of the New Thing

project, and Chamaeleo Vulgaris, the ensemble mostly set its

esthetic on the latter’s. Therefore tenor saxophonist Bertrand Denzler

and guitarist Jean-Sébastien Mariage lead the way most of the time. The

album features two 30 minute improvisations, a format very different from

the suites of short songs adopted by Chamaeleo Vulgaris, and yet the result

remains close, as both groups love to play very quietly, gradually

scratching their way above audible level. Mariage’s free rock guitar is

easily recognizable.  Drummer Edward Perraud and pianist Frédéric Blondy

adopt a contrasting free jazz approach. Denzler and second saxophonist

Jean-Luc Guionnet establish a nice dialogue during the last half of Abu. All

these musicians know each other from various projects. As a result, the

expected hubbub (“a loud noise of many confused voices,”according to

{-Webster’s Revised Unabridged Dictionary}, 1998) turns out pretty cohesive.

The five-headed beast is well disciplined. Its music thrives, more organic

and visceral than British free improvisation, without turning into an

egocentric power blast. There is a lot happening, but a lot of listening

too. The second a new idea emerges it is harnessed and guided in the same

direction than whatever was already happening. That is the proof of a mature

ensemble and this one groups some of the best players of the

turn-of-the-century French improv scene. Strongly recommended. - Francois Couture, All Music Guide


These two freely improvised pieces by the makeshift group calling

itself HUBBUB live up to the group’s name. The music is variously loud,

cacophonous, and clamorous, minimalist, static and largely directionless.

Yet, oddly, there is an appeal, the same sort of attraction that attracts

nihilist yearnings embedded deep in the soul. The combination of two saxes,

guitar, piano, and drums is capable of numerous permutations of sound. Here,

the results are alternatively frenzied and confused, leading nowhere.

Whether these pieces symbolize a restlessness, disillusion, and despair is a

question for the musical philosophers. That they are unlike anything else is

more certain. The tracks are  not related to the thrash-and-burn style so

prevalent in avant-garde circles, nor are they chamber-like. They are the

sort of noise-infused kaleidoscope likely to annoy anyone not remotely open

to their unique perspective. There are many passages in which the volume is

lessened, even to a near-whisper, when the tinkling of the cymbals is barely

audible and the saxophones are a faint whimper. There is never the semblance

of melody or logical progression, and the simple fact that the quintet can

sustain interest during two pieces each clocking in at more than twenty-six

minutes is a remarkable feat. The saxes are absorbed into a percussionist

perspective, as often are the piano and guitar, so that there is a wholeness

that defies the individuality of separate identities. Exhausting to listen

to, and probably even more so to perform, this collective effort succeeds

primarily as anti-art, a protest, perhaps, against reason and technology,

but it can just as easily stand for nothing at all. - Steven A. Loewy, All Music Guide


Hubbub is a Paris-based quintet featuring Jean-Luc Guionnet and Bertrand Denzler on saxophones, Jean-Sébastien Mariage on guitar, Frédéric Blondy on piano and Edward Perraud on percussion. In the small world that is improvised music in the French capital (or anywhere else you care to mention), collaborative ventures abound: Swiss-born Denzler and Mariage both play in Chamaleo Vulgaris, Guionnet and Perraud have a long-standing duo act, Calx (and have a couple of releases due on Cadence later this year), and pianist Fred Blondy plays in various duos and trios with everyone. Hubbub is a project for long attention spans – the two pieces that make up this album last respectively 26 and 28 minutes, and each takes its time to unfold. Perraud's use of bowed and scraped cymbals and Mariage's atmospheric guitar thread in and out of the texture, while the saxophonists lay down long lines and follow them into music that perhaps has more in common with contemporary classical writing – especially the musique spectrale of Grisey and Murail – than it does with the hiccups and splatters of your "standard" improv sound (that said, track two really gets rocking after ten minutes or so). It's not hard to listen to, but you have to pay attention. If there are any palm-readers out there, maybe they'd like to enlighten me on the fortunes of the person whose hand was photographed for the album cover – gazing into my own crystal ball, I foresee a long and artistically fruitful future for all concerned. - Dan Warburton, Paris Transatlantic


Quand on observe un nid de fourmis, on constate une activité fébrile apparemment désordonnée alors que chaque individu de la communauté accomplit une fonction bien définie. Comparativement, c'est un peu ce qui se passe au sein du groupe Hubbub où l'aventure collective prime sur l'individualisme solistique. Dans cette musique, on ne trouve aucune trace de romantisme mais une tension permanente alimentée par une fureur froide a dominante métallique d'une extrême densité. Avant tout destinée a ceux qui estiment qu'un rabotage sporadique des tympans au papier émerisé s'avère bénéfique à l'entretien de leur acuité auditive !  - Gustave Cerrutti, Improjazz


Hubbub is a collective of European (French or Swiss, I believe) improvisers who specialize (with this platter, anyway) in the more spacey/ambient mode of free improvisation. They lean more toward the organic approach of AMM and Richard Teitelbaum rather than the loopy, fragmented Company/Derek Bailey Brit thing or the balls-to-the-wall attack of Germans like Peter Brotzmann. The two pieces evolve slowly, placing the emphasis on texture and measured group interplay rather than catharsis or any sort of rhythmic impetus. Simply put, this is music for late nights, darkened rooms and perhaps some rapt reading, but demands more involvement than mere “background music.” No one player dominates, everyone plays judiciously. UB/ABU is unlikely likely win many converts to Euro-improv, but those who admire or crave a more “impressionist” or ambient approach to free-improvisation will likely enjoy this. - Mark Keresman, Jazzreview


 Hubbub as a project shares Mariage and Denzler in common with Chamaeleo Vulgaris, a project which impressed with its mixture of dark and witty, rather rock-inflected free improv. Hubbub put aside the eletronics which worked so well for Chamaeleo; instead the quartet plays together as a unit rather than forming a shifting pool of musicians for Mariage and Frederick Galiay to draw on.

Inevitably the results are closer to more familiar improv yardsticks, but this music still has a strongly atmospheric, very textural quality which immediately impresses. Broken into just two, half-hour segments, it presents neither focussed developments of single ideas nor quick-change scrabbling;instead these are drifting, slowly-evolving soundscapes.Although electronics aren't used, the aesthetic they helped realise in Chamaeleo is here again with Hubbub. Specific sounds are only intermittently attributable to particular musicians; instead, the ensemble blends extended techniques using an holistic strategy.

Of course, it often does happen that individual statements can be clearly attributed. Guionnet's Jaleika sounds like a double-reed and he plays long, keening notes on it; Denzler, although he uses a huge range of tactics, always sounds himself, enjoying the gruff wuffle of the tenor. Blondy's piano is a prepared one, as you might imagine, and it rings out only to dive back again into the percussive substrate which seems always to be around in this music -- credit of much of which must go, of course, to Perraud, who sounds a little like Roger Turner, a drummer of the very dramatic gesture and an eschewer of riffs. Mariage is comparable with Hans Tammen; he lacks the range of the latter, but he plays cleverly here and makes an indispensible contribution.

One's overall impression is, however, of the submission of individual egos to the greater aim of collective music-making. This is hugely successful, as it so often is in improvised music, and it feels rather odd, listening to this music, to refer to it was quintet improvisation at all. Improvisation it certainly is, and of an extremely good sort, ever-evolving but never feeling sketchy or out of ideas. - Richard Cochrane, Musings


Hubbub is an improvisational collective comprised of Frédéric Blondy (piano), Bertrand Denzler (tenor sax), Jean-Luc Guionnet (alto and soprano sax, jaleïka), Jean-Sébastien Mariage (amplified guitar) and Edward Perraud (drums and percussion). This album was recorded in Paris, January 2000 by Vincent Joinville. "Hubbub" is the perfect word to describe this project, and it's no wonder they have gone to great lengths to emphasise the meaning of the word in the sleeve by providing dictionary definitions and examples of use in the English language, perhaps the most telling of which being Macaulay's "this hubbub of unmeaning words". The music carries the same suggestion; there's a certain tumult, a confused noise, which hums its way throughout these two long pieces. The din of noises rises slowly, like a dinner party where the guests become more relaxed and verbal after a few drinks. None of the instruments take the lead and there are no competitive outbursts, only a busy, complex hubbub of sounds and textures. The feeling here is that at any moment the hubbub is going to climax and erupt into a cathartic chaos, but it never happens. The players maintain an uncanny control over the direction of their improvisations; there's so much to listen to here, it's a wonder there are only five members in this collective. An intriguing record, and wonderfully executed. - Richard di Santo, Incursion


Probably one of the most fascinating aspects of this almost 55-minute slab of collective improvisation is that it was created almost exclusively on acoustic instruments.

Despite jazzers' broadening knowledge of the textures now available from the flick of a switch, the placement of a wire or a keyboard movement, it appears that the only item plugged in on this session was the electric guitar.

The Hubbubers prove that acoustic brouhaha can be just as convincing as the electric variety -- if not more so -- and have created a remarkable auditory soundscape with this disc.

Moving from passages of extreme, almost imperceptible reverberations up to extended timbre-tests that reflect the band's name, the only heavy metal sounds arise are from cymbals being scraped and the odd electric guitar run. Throughout, an overriding ostinato drone ties together the different instrumental expositions.

Saxophonists Jean-Luc Guionnet and Bertrand Denzler are both believers in extended techniques and contribute trills, split tones, flutter-tonguing and false fingering to make their impressions. Veterans of Continental sessions with like-minded vibration searchers, they don't treat their horns as melody makers but as sound sources able to provide a running commentary on the proceedings. Occasionally one -- usually the tenorist spewing out repeated basso notes that could come from a trombone -- will engage in dialogue with another player, but that's soon subsumed into the collective whole. Other times, another-- perhaps Guionnet -- will produce a protracted muezzin-like buzz with his axe.

Drummer Edward Perraud, who has recorded with Guionnet as the band Return of the New Thing, does no time keeping either. The very model of an EuroImprov percussionist, he jabs, suggests, stokes and languidly investigates his many surfaces while ignoring the standard beat. Similarly, pianist Frédéric Blondy and guitarist Jean-Sébastien Mariage spend more time inserting single notes into the mix -- one at a time -- then exploring their instruments' chordal possibilities.

Exposing the strings and wood inside his instrument as frequently as he's on the keys, the pianist, who leads improv workshops in Paris, can function as a secondary percussionist as readily as he's able to suggest truncated, usually low-key melodies. Never ignoring the fuzz and feedback possibilities the guitar can produce, Mariage uses them as a sort of continuo, but at a subdued level, so as to blend with, rather than to disrupt, the proceedings.

Photography for the CD booklet is made up of close-up studies of the back of someone's hands and the palm. In itself it suggests the human element than went into the creation of this disc. Many, hearing the session, will bring their palms together to clap for the achievement. - Ken Waxman, Jazzweekly


Tantôt inscrite dans la tradition de la free music européenne, tantôt inscrite dans le défrichement de nouveaux terrains de relations musicales, la musique d'Hubbub développe une tension des timbres avec

justesse et équilibre. - Metamkine


HUBBUB signifies a collective of adventurous, improvising musicians who sport extensive resumes in the Euro-Jazz free improv arena. Comprised of two lengthy works, the band pursues atonal extended note sub themes, subversive drones, and jagged frameworks throughout the entire production. This somewhat amorphous presentation moves about in some sort of imaginatively conjured horizontal course, as the music contains relatively few peaks and valleys. However, saxophonists, Bertrand Denzler and Jean Luc-Guionnet often partake in sputtering dialogue atop Jean-Sebastien Mariage’s sustained, electric guitar lines and Edward Perraud’s happenstance-like percussion fills. - The band surges onward in rather diminutive fashion on the second opus titled, “ABU.” Here, we are treated to pianist Frederic Blondy’s delicate voicings, the soloists’ chatty dialogue, and a multitude of subliminally executed exchanges, as the proceedings tend to become a bit chaotic towards the finale. Overall, UB/ABU is a relatively subdued free-improvisational style excursion, awash with subtle musings and minimalist progressions. Moreover, this release should not be deemed background music fare, although a sense of invariability prevails midway through the second piece.  - All About Jazz


This is the first release from HUBBUB, a french group who formed in

1999 by several long time improvisors. (The drummer, Edward Perraud,

played in Shub Niggurath!) This music moves. free music, as in AMM

rather than SME, whereas the group plays as a group to form a solid

mass of sound, as opposed to a collection of individual voices moving

in time. Not static. The music flows, builds and ebs. pitches.

drones. swatches of sound. etheral and resonant. not a single

uncessary note is played. A quintet using saxes, piano, amplified

guitar, jaleika, percussion. Mostly the instruments remain

recognizable, but work together to create the feel of one giant

instrument. Timbres and attacks change across all of the instruments

simitaneously, as a giant canvas reveals itself before your ears. A

great recording. - Jeff Surak, Vital Weekly


Hubbub, the adventurous European improvisational collective, shatters genre barriers in this marvelous new session. At first glance, the instrumentation appears straightforward, but just a few moments into the first piece, /Ub, it becomes apparent that the form and content are anything but that. Conventions associated with the Jazz idiom, including definable chords and predictable rhythmic patterns, are effectively superceded by an impressive range of atmospheric effects and intervallic ideas. From the perceived abstractions emerges an order more profound than just soloist and rhythm section.

Years ago, the great composer and theorist George Russell said that in order to disregard chords one needs something very convincing to put in their place.  In many ways the performances here represent a 21st century view of Russellts views, to the extent that they challenge notions of tonality.  To get the most out of this advanced music, listeners should watch for the overall effect of the contrasting forms presented, instead of a catchy melody or /tune. - James D. Armstrong, Jr., Jazz Now


La Francia è, attualmente, grazie agli sforzi di musicisti e di associazioni

private, uno dei paesi più attivi nell'ambito delle musiche che con eccesso

di genericità si definiscono "creative".

Per quanto non sempre le proposte musicali siano di qualità eccellente, vale

comunque la pena di menzionare alcune fra le produzioni discografiche più

significative.

Hubbub è un ensemble che riunisce musicisti provenienti dai gruppi Schams e

Chamaeleo Vulgaris e dall'associazione parigina Klac-Sons.

Per i tipi della svizzera For4ears Frédéric Blondy (per leggere la

recensione del suo CD-R "Parabase" clicca qui), Bertrand Denzler, Jean-Luc

Guionnet, Jean-Sébastien Mariage ed Edward Perraud creano, avvalendosi di

una strumentazione tradizionale (rispettivamente piano, sax tenore, sax

contralto, chitarra elettrica e batteria) due lunghe suites improvvisate,

caratterizzate da graduali cambiamenti dinamici e non banali soluzioni

timbriche.

Per quanto la musica riesca alquanto sfilacciata sulla lunga distanza,

mediando intelligentemente fra ordine e caos, fra astrazione e materismo, in

perpetua sospensione fra decostruzione e direzionalità, il gruppo fornisce

una buona prova di attenzione e ascolto collettivi. - Ermes Rosina, All About Jazz


Some back catalogue from Gunter Muller's estimable For 4

Ears label. Hubbub is a quintet of Paris-based

improvisers - I recognise Jean-Luc Guionnet (alto,

soprano, "jaleika"), but not Frederic Blondy (piano),

Bertrand Denzler (tenor), Jean-Sebastien Mariage

(guitar), or Edward Perraud (perc). As a group they

seem very determined to demonstrate that they've named

themselves appropriately. The CD booklet is filled

with dictionary definitions of the word "hubbub", and

much of the music is, well, a hubbub, a drifting,

mood-shifting multi-voiced babble, memorably

characterised by bewilderingly pointillist patchworks

of acoustic instrumental sounds deflecting, careening

and bouncing off one another. Much of the playing

strongly evinces individual sublimation to a

pre-agreed collective remit, but some conflict can be

detected - the individual voices seem to be

continually reassessing the extent to which they're

willing to confine themselves within the collective

aesthetic. Often two of the musicians will lock into

synch with each other, while the others try skirt

around and in between them - as though attempting to

distract them - until they disperse and everyone

regroups; a listening strategy one's brain inevitably

mimics in order to make sense of such heavily

detailed, nuanced music. - Nick Cain, Opprobrium


Cinq musiciens improvisateurs reunis dans une tension permanente et dans la fabrication de contrees inexplorees aux accents AMMiens. - Metamkine


Französische Impromusik, die weite Spannungsbögen aufbaut. In Österreich ist das Quintett Hubbub eine unbekannte Größe, doch sollte sich dies mit diesem Album ändern. Die Musiker selbst gehen dem Ursprung ihres Bandnamens gründlich nach. Zahlreichen Quellen, vom Onlinedienst bis zur Enzyklopädie, ist zu entnehmen, dass das gälisch-schottische Wort Hubbub ein lautes Geräusch, Tumult und Konfusion beschreibt. Nun denn, bis es so weit ist, fließt doch einiges Wasser die Seine hinunter. Geschult in einem Improtreffen mit Otomo Yoshihide, Bob Ostertag oder Pascal Battus, knüpfen Frédéric Blondy (pi), Bertrand Denzler (tenorsax), Jean-Luc Guionnet (alt/sopransax), Jean-Sébastien Mariage (e-g) und Edward Perrraud (perc) zunächst einen zartbesaiteten Soundteppich. Doch gegen Ende kommt das bisschen Ekstase auf, das dem Namen des Quintetts doch ziemlich gerecht wird. Die im Albumtitel genannten beinahe dreißigminütigen Improvisationen sind eben kunstvoll verzwirbelte Arbeiten, die allmählich in dosierten Aufruhr übergehen. - Alfred Pranzl, skug